Le savoir,

une ambition pour l’avenir

              

Stratégie de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche

Scientifique et de la Technologie

2010


- Introduction

- Ambitions et défis
-
Ouvrir les horizons et assurer l’égalité des chances
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Une stratégie consensuelle à  faire connaître
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Référentiels et indicateurs

1. Favoriser la réussite des étudiants : promotion de tous par le savoir

2. Faire de l’ employabilité des diplômés  la première priorité
Préparer à des métiers changeants et à une économie mondialisée
3. Veiller à la rénovation pédagogique : faire de la pédagogie une industrie  prometteuse

4. Cibler la production scientifique selon les priorités de l’économie et les attentes de la société

5. S’engager dans un partenariat efficient, dans une économie ouverte  et un espace globalisé 6. Assurer la pérennité du financement : davantage d’investissements privés

- Conclusion

Rejoindre les pays les plus avancés


1. Favoriser la réussite des étudiants :
promotion de tous par le savoir

 

 



Elever le taux de scolarisation universitaire de la tranche d’âge 19-24 ans de 28,6% (aujourd’hui), à 49% en 2010

21. Dans l’approche tunisienne, l’étudiant est le produit le plus précieux. Car l’homme est à la fois le moyen et la finalité du progrès. Il doit servir d’objectif à l’évaluation du rendement universitaire.

22. Bien que la Tunisie ait atteint des résultats importants en matière de scolarisation universitaire de la tranche d’âge 19-24 ans, avec son taux actuel de 28,6% et ses 272.000 étudiants, elle reste en deçà de la moyenne des pays de l’OCDE, supérieure à 40%.

23. Néanmoins, il est prévu qu’en 2010, notre taux de scolarisation à l’université dépasse 49%, ce qui nous permettra d’atteindre la moyenne des pays les plus avancés et de réaliser de nouvelles performances. Pour mesurer l’ampleur du bond, rappelons que ce taux n’était que de 6% en 1987.

Tunisie : scolarisation à l’université, 19-24 ans

  Source : Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie, 2003. Institut National de la statistique.

 

 

 


Durée moyenne des études à l’école de base en amélioration

24. Le mérite en revient aux nouvelles politiques éducatives, comportant une approche inclusive de l’école de base, la diversification des filières et des cursus, pour mieux déceler les vocations des enfants et des jeunes, et l’irrévocable mot d’ordre : un banc à l’université pour tout bachelier.

Aujourd’hui, l’école de base est accessible à tous les enfants, sans exclusive aucune. Au terme d’environ 11 ans d’études ( pour les 9 ans réglementaires), 77% de ces élèves obtiennent le certificat de fin d’études de l’école de base.

46% de ces mêmes élèves seront bacheliers. Ces résultats seront sensiblement améliorés dans un futur proche.

Effectifs prévus des bacheliers (2010)

Source : Ministère de l’Education et de la Formation, 2002

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Améliorer les taux de réussite dans les institutions universitaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Favoriser le retour à l’université

 

 

 

 

 

 

Zéro perte à l’université : ouvrir de nouveaux horizons en dehors des cursus habituels

 

 

 

 


Conforter les études de 3ème cycle pour plus de chercheurs et d’enseignants

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

L’université virtuelle au service de l’apprentissage tout au long de la vie

25. Ces taux s’élèveront grâce notamment à la consolidation progressive de l’enseignement préscolaire. Le ministère de l’éducation et de la formation entend généraliser l’année préparatoire, pour les enfants de 5 ans, qui concerne actuellement 35% de nos enfants, et qui en touchera 90% fin 2006.

Les résultats du baccalauréat s’amélioreront également grâce à la diversification des filières du secondaire, la création des baccalauréats langues et arts, et une meilleure jonction avec l’enseignement technique et professionnel.

26. Fait partie des réussites de la Tunisie d’aujourd’hui, la politique du planning familial qui a maîtrisé le taux de croissance démographique à 1,03% actuellement, et le fera régresser à 0,89% en 2006.

La conséquence de cette approche est qu’elle a permis de dédier aux universités les fonds dus à la diminution du nombre d’élèves en première année de l’école de base (un manque de 46.000 en 2002-2003).

Ces ressources permettent de faire face à l’augmentation des flux étudiants (un excédent de 43.000 en 2002-2003), d’améliorer l’encadrement, tout en élevant le rendement des premières années de l’école de base.

27. Les effectifs-étudiants augmenteront comme l’indique le tableau suivant :

Année

Nombre d’étudiants

2002-2003

270.000

2003-2004

303.200

2004-2005

333.300

2005-2006

365.000

2006-2007

403.300

2007-2008

435.000

28. Cette croissance constitue jusqu’à 2011 un défi à la fois quantitatif et qualitatif. Nous devons en faire une chance pour la Tunisie, pour avoir le maximum de diplômés du supérieur, aptes à élever la compétitivité de nos entreprises, et à créer de nouvelles entreprises, notamment dans les créneaux porteurs.

29. Nous veillerons également à la pérennisation et au renforcement du rayonnement scientifique de la Tunisie, au Moyen- Orient et en Afrique, en valorisant l’image que se font les Tunisiens et les étrangers du très bon niveau de notre enseignement.

30. Le rendement de notre système universitaire s’est amélioré, la moyenne des taux de réussite dans nos institutions étant de 69,5 % en septembre 2002, après avoir été de 62,6% en 1997.

Les quelques établissements où le taux de réussite est relativement insuffisant, sont appelés à en étudier les causes. Le ministère entend les aider à améliorer leurs résultats.

31. Le ministère a commencé à adopter les normes suivies par les systèmes les plus performants, quant à la formation, au régime des examens et de l’évaluation, au passage et à la capitalisation des modules.

Nous devons persévérer dans ce sens, d’une manière progressive, et à pas sûrs, jusqu’à l’harmonisation de notre système avec les autres systèmes universitaires d’ici la fin de cette décennie.

32. La politique en faveur du retour des cartouchards de deuxième année, sera poursuivie. 8900 étudiants ont jusqu’ici été autorisés à s’inscrire aux examens. 2332 se sont effectivement présentés aux examens de 2002, avec un taux de réussite de 46,6 %.

33. De plus larges horizons devront être ouverts aux étudiants aussi bien en formation complémentaire, pour les diplômés, qu’en restructuration des cursus. 4800 étudiants ont déjà bénéficié de formation complémentaire pour une période de 9 mois, dans les spécialités d’avenir, comme l’informatique, le multimédia et les technologies de communication.

De nouveaux cursus de formation ont été conçus comme les métiers de thalassothérapie, de géomatique, de maintenance des ordinateurs. Environ 1200 étudiants en ont jusqu’ici bénéficié.

34. Le ministère a déjà fait valoir le mot d’ordre : zéro perte à l’université. Il s’agit d’inciter les institutions à ouvrir les horizons aux étudiants qui n’ont pas réussi dans les cursus habituels, en leur offrant de nouvelles possibilités de formation, en particulier dans les filières courtes à forte employabilité, ou dans une formation à la carte organisée en partenariat avec le Fonds national de l’emploi.

Le système universitaire tunisien a acquis de la flexibilité permettant aujourd’hui aux étudiants de valider les modules obtenus, de composer leur formation de manière à obtenir des diplômes mieux accordés à leurs rythmes de travail et à leurs niveaux de compétence.

35. La formation en mastère a beaucoup progressé. Le nombre d’étudiants inscrits passe de 5.630 en 1998 à 12.256 en 2003. En prévision des besoins des universités en enseignants pour les années à venir, les études en mastère durent trois semestres après la maîtrise, dont un consacré à la pédagogie. Les domaines les plus marqués par ces besoins en enseignants sont l’informatique, les mathématiques, les arts et métiers, les langues appliquées et la biotechnologie.

 

36. La durée des études du mastère spécialisé, à visée professionnelle, est d’une année après la maîtrise. Le nombre d’étudiants a aussi augmenté, passant de 484 en 1996 à 3370 en 2003.

Les mastères spécialisés s’intéressent à des thématiques d’avenir, plus accordées aux besoins du marché de l’emploi, comme l’informatique et les communications, l’informatique de gestion et le marketing, le commerce électronique, la gestion hôtelière et touristique,  la création d’entreprises, le commerce international, l’exportation et la cyber-sécurité.

37. Les horizons des études doctorales ont connu la même extension, par le renforcement des capacités d’encadrement, la création d’écoles doctorales sous forme de réseaux, fédérant les compétences et les laboratoires de plusieurs facultés, instituts et centres de recherches, et optimisant l’utilisation des ressources disponibles.

2615 doctorants sont inscrits en 2003. Il importe, bien entendu, d’inciter les étudiants à s’inscrire au doctorat et d’encourager les professeurs- encadreurs.

38. L’université virtuelle, créée en 2001, apportera une bonne contribution à l’apprentissage tout au long de la vie. Elle aidera également à la mise en place d’un enseignement non présentiel, et s’acquittera de la formation des formateurs par la tenue de séminaires et de workshops dans le domaine de l’enseignement à distance et l’utilisation des technologies modernes dans l’industrie du contenu.


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