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1. Favoriser la
réussite des étudiants :
promotion de tous par le savoir |
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Elever le taux de scolarisation universitaire de la tranche d’âge
19-24 ans de 28,6% (aujourd’hui), à 49% en 2010
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21. Dans
l’approche tunisienne, l’étudiant est le produit le plus précieux.
Car l’homme est à la fois le moyen et la finalité du progrès. Il
doit servir d’objectif à l’évaluation du rendement universitaire.
22. Bien que la
Tunisie ait atteint des résultats importants en matière de
scolarisation universitaire de la tranche d’âge 19-24 ans, avec son
taux actuel de 28,6% et ses 272.000 étudiants, elle reste en deçà de
la moyenne des pays de l’OCDE, supérieure à 40%.
23. Néanmoins, il
est prévu qu’en 2010, notre taux de scolarisation à l’université
dépasse 49%, ce qui nous permettra d’atteindre la moyenne des pays
les plus avancés et de réaliser de nouvelles performances. Pour
mesurer l’ampleur du bond, rappelons que ce taux n’était que de 6%
en 1987.
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Tunisie : scolarisation à l’université, 19-24 ans

Source : Ministère de
l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la
Technologie, 2003. Institut National de la statistique.
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Durée moyenne des études à l’école de base en amélioration
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24. Le mérite en
revient aux nouvelles politiques éducatives, comportant une approche
inclusive de l’école de base, la diversification des filières et des
cursus, pour mieux déceler les vocations des enfants et des jeunes,
et l’irrévocable mot d’ordre : un banc à l’université pour tout
bachelier.
Aujourd’hui,
l’école de base est accessible à tous les enfants, sans exclusive
aucune. Au terme d’environ 11 ans d’études ( pour les 9 ans
réglementaires), 77% de ces élèves obtiennent le certificat de fin
d’études de l’école de base.
46% de ces mêmes
élèves seront bacheliers. Ces résultats seront sensiblement
améliorés dans un futur proche.
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Effectifs prévus des bacheliers (2010)

Source : Ministère de l’Education et de la
Formation, 2002
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Améliorer les taux de réussite dans les institutions
universitaires
Favoriser le retour à l’université
Zéro perte à l’université : ouvrir de nouveaux horizons en
dehors des cursus habituels
Conforter les études de 3ème cycle pour plus de chercheurs et
d’enseignants
L’université virtuelle au service de
l’apprentissage tout au long de la vie
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25. Ces taux
s’élèveront grâce notamment à la consolidation progressive de
l’enseignement préscolaire. Le ministère de l’éducation et de la
formation entend généraliser l’année préparatoire, pour les enfants
de 5 ans, qui concerne actuellement 35% de nos enfants, et qui en
touchera 90% fin 2006.
Les résultats du
baccalauréat s’amélioreront également grâce à la diversification des
filières du secondaire, la création des baccalauréats langues et
arts, et une meilleure jonction avec l’enseignement technique et
professionnel.
26. Fait partie
des réussites de la Tunisie d’aujourd’hui, la politique du planning
familial qui a maîtrisé le taux de croissance démographique à 1,03%
actuellement, et le fera régresser à 0,89% en 2006.
La conséquence de
cette approche est qu’elle a permis de dédier aux universités les
fonds dus à la diminution du nombre d’élèves en première année de
l’école de base (un manque de 46.000 en 2002-2003).
Ces ressources
permettent de faire face à l’augmentation des flux étudiants (un
excédent de 43.000 en 2002-2003), d’améliorer l’encadrement, tout en
élevant le rendement des premières années de l’école de base.
27. Les
effectifs-étudiants augmenteront comme l’indique le tableau
suivant :
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Année |
Nombre d’étudiants |
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2002-2003 |
270.000 |
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2003-2004 |
303.200 |
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2004-2005 |
333.300 |
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2005-2006 |
365.000 |
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2006-2007 |
403.300 |
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2007-2008 |
435.000 |
28. Cette
croissance constitue jusqu’à 2011 un défi à la fois quantitatif et
qualitatif. Nous devons en faire une chance pour la Tunisie, pour
avoir le maximum de diplômés du supérieur, aptes à élever la
compétitivité de nos entreprises, et à créer de nouvelles
entreprises, notamment dans les créneaux porteurs.
29. Nous
veillerons également à la pérennisation et au renforcement du
rayonnement scientifique de la Tunisie, au Moyen- Orient et en
Afrique, en valorisant l’image que se font les Tunisiens et les
étrangers du très bon niveau de notre enseignement.
30. Le rendement
de notre système universitaire s’est amélioré, la moyenne des taux
de réussite dans nos institutions étant de 69,5 % en septembre 2002,
après avoir été de 62,6% en 1997.
Les quelques
établissements où le taux de réussite est relativement insuffisant,
sont appelés à en étudier les causes. Le ministère entend les aider
à améliorer leurs résultats.
31. Le ministère a
commencé à adopter les normes suivies par les systèmes les plus
performants, quant à la formation, au régime des examens et de
l’évaluation, au passage et à la capitalisation des modules.
Nous devons
persévérer dans ce sens, d’une manière progressive, et à pas sûrs,
jusqu’à l’harmonisation de notre système avec les autres systèmes
universitaires d’ici la fin de cette décennie.
32. La politique
en faveur du retour des cartouchards de deuxième année, sera
poursuivie. 8900 étudiants ont jusqu’ici été autorisés à s’inscrire
aux examens. 2332 se sont effectivement présentés aux examens de
2002, avec un taux de réussite de 46,6 %.
33. De plus larges
horizons devront être ouverts aux étudiants aussi bien en formation
complémentaire, pour les diplômés, qu’en restructuration des cursus.
4800 étudiants ont déjà bénéficié de formation complémentaire pour
une période de 9 mois, dans les spécialités d’avenir, comme
l’informatique, le multimédia et les technologies de communication.
De nouveaux cursus
de formation ont été conçus comme les métiers de thalassothérapie,
de géomatique, de maintenance des ordinateurs. Environ 1200
étudiants en ont jusqu’ici bénéficié.
34. Le ministère a
déjà fait valoir le mot d’ordre : zéro perte à l’université.
Il s’agit d’inciter les institutions à ouvrir les horizons aux
étudiants qui n’ont pas réussi dans les cursus habituels, en leur
offrant de nouvelles possibilités de formation, en particulier dans
les filières courtes à forte employabilité, ou dans une formation à
la carte organisée en partenariat avec le Fonds national de
l’emploi.
Le système
universitaire tunisien a acquis de la flexibilité permettant
aujourd’hui aux étudiants de valider les modules obtenus, de
composer leur formation de manière à obtenir des diplômes mieux
accordés à leurs rythmes de travail et à leurs niveaux de
compétence.
35. La formation
en mastère a beaucoup progressé. Le nombre d’étudiants inscrits
passe de 5.630 en 1998 à 12.256 en 2003. En prévision des besoins
des universités en enseignants pour les années à venir, les études
en mastère durent trois semestres après la maîtrise, dont un
consacré à la pédagogie. Les domaines les plus marqués par ces
besoins en enseignants sont l’informatique, les mathématiques, les
arts et métiers, les langues appliquées et la biotechnologie.
36. La durée des
études du mastère spécialisé, à visée professionnelle, est d’une
année après la maîtrise. Le nombre d’étudiants a aussi augmenté,
passant de 484 en 1996 à 3370 en 2003.
Les mastères
spécialisés s’intéressent à des thématiques d’avenir, plus accordées
aux besoins du marché de l’emploi, comme l’informatique et les
communications, l’informatique de gestion et le marketing, le
commerce électronique, la gestion hôtelière et touristique, la
création d’entreprises, le commerce international, l’exportation et
la cyber-sécurité.
37. Les horizons
des études doctorales ont connu la même extension, par le
renforcement des capacités d’encadrement, la création d’écoles
doctorales sous forme de réseaux, fédérant les compétences et les
laboratoires de plusieurs facultés, instituts et centres de
recherches, et optimisant l’utilisation des ressources disponibles.
2615 doctorants
sont inscrits en 2003. Il importe, bien entendu, d’inciter les
étudiants à s’inscrire au doctorat et d’encourager les professeurs-
encadreurs.
38. L’université
virtuelle, créée en 2001, apportera une bonne contribution à
l’apprentissage tout au long de la vie. Elle aidera également à la
mise en place d’un enseignement non présentiel, et s’acquittera de
la formation des formateurs par la tenue de séminaires et de
workshops dans le domaine de l’enseignement à distance et
l’utilisation des technologies modernes dans l’industrie du contenu.
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