Le savoir,

une ambition pour l’avenir

              

Stratégie de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche

Scientifique et de la Technologie

2010


- Introduction

- Ambitions et défis
-
Ouvrir les horizons et assurer l’égalité des chances
-
Une stratégie consensuelle à  faire connaître
-
Référentiels et indicateurs

1. Favoriser la réussite des étudiants : promotion de tous par le savoir

2. Faire de l’ employabilité des diplômés  la première priorité
Préparer à des métiers changeants et à une économie mondialisée
3. Veiller à la rénovation pédagogique : faire de la pédagogie une industrie  prometteuse

4. Cibler la production scientifique selon les priorités de l’économie et les attentes de la société

5. S’engager dans un partenariat efficient, dans une économie ouverte  et un espace globalisé 6. Assurer la pérennité du financement : davantage d’investissements privés

- Conclusion

Rejoindre les pays les plus avancés


2. Faire de l’ employabilité des diplômés
la première priorité
Préparer à des métiers changeants
et à une économie mondialisée

 

L’employabilité, nouvelle priorité de l’université

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

39. L’employabilité est devenue l’un des objectifs prioritaires de l’université. Doyens, directeurs et professeurs sont aujourd’hui convaincus qu’ils préparent les étudiants à des métiers précis. Ils sont amenés à repenser les programmes de formation et les contenus des cours dans la perspective des métiers auxquels ils aboutissent.

40. Cette même préoccupation est également le fait des étudiants et des parents qui exigent que l’université dispense une formation appliquée débouchant sur un métier. Ce qui est appréciable.

41. Le contexte économique et, plus généralement, l’ensemble de la société exigent que l’université tienne constamment compte des besoins de l’économie et des attentes sociales.

Aujourd’hui, la tendance s’est même inversée, dans la mesure où c’est l’université qui est à la recherche d’une coopération effective avec le monde des affaires, pour l’associer aux réunions des conseils scientifiques, à l’enseignement, à la formation appliquée par des conférences, des compte rendus d’expériences ainsi que par l’accueil d’étudiants stagiaires. Universités et entreprises doivent coopérer dans le domaine de l’innovation technologique.

42. Cette question s’avère capitale quand on sait qu’environ la moitié des demandeurs d’emploi, dans les cinq prochaines années, seront des diplômés du supérieur, comme l’indique le tableau prospectif suivant :

Année

2002

2003

2004

2005

2006

Total

Demandes additionnelles prévues d’emplois (net)

80,7

81,7

80,1

79,5

80,4

400

Evolution des diplômés de l’enseignement supérieur (mille)

34,6

41,2

46,8

51,6

57

231,3

Pourcentage des diplômés par rapport aux demandeurs d’emplois

35,3%

42,3%

52,3%

62,9%

70%

52,9%

43. L’une des tendances majeures de l’université tunisienne est l’approche prospective des métiers futurs, et la diversification des cursus en accord avec ces métiers émergents.

La grille tunisienne des cursus passe de 127 en 1987 à 479 en 2003. Avec les mastères, ce nombre s’élève aujourd’hui à 723, après avoir été de 243 seulement en 1996.

Diversification des cursus-métiers

Source : Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie, 2003.


Mieux informer l’étudiant sur les cursus et les métiers


Ancrer la culture de l’entreprise chez l’étudiant

 

 

 

 

 

 

 

 

Associer les anciens aux parcours de l’université

 



 

 

Des pépinières d’entreprises partout

 


Aider les chercheurs à créer leurs entreprises

 

 

 

 





 

La règle des « trois tiers» : le droit pour chaque étudiant de choisir le tiers de sa formation

 

 

 

 

 

 



 

Adopter les normes mondiales de la formation

 


Mieux s’engager dans le partenariat international

44. Nous veillons, au cours de l’orientation universitaire, ou pendant le cursus, à informer l’étudiant des filières disponibles, des passerelles entre les disciplines, des possibilités de composer une formation polyvalente, et des horizons professionnels de chaque filière.

45. L’un des objectifs fondamentaux est d’inculquer la culture entrepreneuriale chez l’étudiant. Des cours consacrés à la création d’entreprises s’enseignent dans les années terminales. Il s’agit de faire connaître les dispositions et les incitations favorisant la réalisation de projets individuels. Un petit manuel et un CD-rom sont en cours d’élaboration, afin de généraliser ces modules et d’en simplifier les contenus.

L’esprit d’entreprise compte parmi les priorités essentielles de l’enseignement supérieur. C’est pourquoi l’université ne s’intéresse pas seulement aux entrants, mais aussi et surtout aux sortants. L’objectif est de qualifier l’étudiant de sorte qu’il conçoive son projet pendant son parcours universitaire. L’enseignement supérieur le dotera des compétences nécessaires à la création de son entreprise.

46. De même, les institutions universitaires organisent des journées ouvertes aux étudiants, parents et hommes d’affaires, afin de faire connaître les cursus- métiers.

47. Les Associations de Anciens de l’institution sont utiles. Les Anciens ont une expérience du marché de l’emploi et de l’exercice du métier dont ils peuvent éclairer les autorités scientifiques de l’établissement en vue d’accorder les programmes de formation aux besoins professionnels, d’offrir des opportunités de stages aux étudiants, et des emplois aux nouveaux diplômés.

48. Les représentants des entreprises économiques ou de la société civile peuvent également jouer un rôle plus efficient dans les conseils scientifiques des institutions universitaires.

49. Le gouvernement s’efforce actuellement d’ériger les universités en axes autour desquels s’organise la création d’entreprises, notamment dans les créneaux porteurs. Cette option impulsera l’économie innovante, étant donnée l’implantation d’universités ou de noyaux universitaires dans les différents gouvernorats de la république.

50. La récente disposition autorisant les chercheurs à se consacrer à plein temps ou à mi-temps à la valorisation des résultats de leurs recherches, soit par la création de nouvelles entreprises, soit dans le cadre d’entreprises existantes, confortera le lien entre la recherche et l’industrie, et le recrutement de diplômés dans les filières d’avenir.

51. Comme les métiers changent rapidement, et que le rythme de renouvellement des connaissances et des technologies s’accélère, une grande flexibilité a été instaurée, permettant aux universités d’adapter leurs filières et leurs programmes de formation au moment opportun.

52. En vue de diversifier les profils des diplômés et d’introduire une plus grande souplesse dans la formation, a été adoptée la règle des « trois tiers », offrant un plus grand choix aux employeurs.

Dans chaque domaine de formation, le premier tiers des modules est commun à toutes les institutions assurant le même cursus ; le deuxième tiers est spécifique à l’établissement lui-même, lui permettant d’établir son originalité scientifique et pédagogique ; le dernier tiers est optionnel, librement traité par l’apprenant, en fonction de ses desiderata et de ses vocations. L’étudiant opère son choix dans une liste de modules proposés par l’université en début de chaque année. Ces cours peuvent être assurés soit par les institutions de l’université concernée, soit par celles d’autres universités, publiques ou privées, avec capitalisation réciproque des modules obtenus.

53. Ce système est de nature à diversifier les profils des diplômés, facilitant le recrutement et préparant à la réalisation de projets individuels.

D’autre part, il incite les institutions à la rénovation pédagogique et à la conception de cursus spécifiques. Il pousse les étudiants, durant leurs parcours universitaire, à explorer les métiers et à imaginer des projets accordés à leurs aptitudes et à leurs vœux.

54. Etant donné que l’emploi se globalise, et que le marché de l’emploi s’élargit, les normes de formation retenues à l’échelle internationale, doivent être adoptées et standardisées, en particulier celles des pays les plus développés, entre autres la dénomination des diplômes, la diversification des langues d’enseignement, et l’intensification des stages.

55. Par ailleurs, le partenariat international s’oriente de plus en plus vers la co-diplômation. Des accords avec de prestigieuses universités étrangères ont déjà été signés, pour tirer profit de leurs compétences et favoriser la mobilité internationale, visant la formation ou l’emploi.


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