L’esprit d’entreprise compte parmi les
priorités essentielles de l’enseignement supérieur. C’est pourquoi
l’université ne s’intéresse pas seulement aux entrants, mais aussi
et surtout aux sortants. L’objectif est de qualifier l’étudiant de
sorte qu’il conçoive son projet pendant son parcours universitaire.
L’enseignement supérieur le dotera des compétences nécessaires à la
création de son entreprise.
46. De même, les institutions
universitaires organisent des journées ouvertes aux étudiants,
parents et hommes d’affaires, afin de faire connaître les cursus-
métiers.
47. Les Associations de Anciens de
l’institution sont utiles. Les Anciens ont une expérience du marché
de l’emploi et de l’exercice du métier dont ils peuvent éclairer les
autorités scientifiques de l’établissement en vue d’accorder les
programmes de formation aux besoins professionnels, d’offrir des
opportunités de stages aux étudiants, et des emplois aux nouveaux
diplômés.
48. Les représentants des entreprises
économiques ou de la société civile peuvent également jouer un rôle
plus efficient dans les conseils scientifiques des institutions
universitaires.
49. Le gouvernement s’efforce
actuellement d’ériger les universités en axes autour desquels
s’organise la création d’entreprises, notamment dans les créneaux
porteurs. Cette option impulsera l’économie innovante, étant donnée
l’implantation d’universités ou de noyaux universitaires dans les
différents gouvernorats de la république.
50. La récente disposition autorisant
les chercheurs à se consacrer à plein temps ou à mi-temps à la
valorisation des résultats de leurs recherches, soit par la création
de nouvelles entreprises, soit dans le cadre d’entreprises
existantes, confortera le lien entre la recherche et l’industrie, et
le recrutement de diplômés dans les filières d’avenir.
51. Comme les métiers changent
rapidement, et que le rythme de renouvellement des connaissances et
des technologies s’accélère, une grande flexibilité a été instaurée,
permettant aux universités d’adapter leurs filières et leurs
programmes de formation au moment opportun.
52. En vue de diversifier les profils
des diplômés et d’introduire une plus grande souplesse dans la
formation, a été adoptée la règle des « trois tiers », offrant un
plus grand choix aux employeurs.
Dans chaque domaine de formation, le
premier tiers des modules est commun à toutes les institutions
assurant le même cursus ; le deuxième tiers est spécifique à
l’établissement lui-même, lui permettant d’établir son originalité
scientifique et pédagogique ; le dernier tiers est optionnel,
librement traité par l’apprenant, en fonction de ses desiderata et
de ses vocations. L’étudiant opère son choix dans une liste de
modules proposés par l’université en début de chaque année. Ces
cours peuvent être assurés soit par les institutions de l’université
concernée, soit par celles d’autres universités, publiques ou
privées, avec capitalisation réciproque des modules obtenus.
53. Ce système est de nature à
diversifier les profils des diplômés, facilitant le recrutement et
préparant à la réalisation de projets individuels.
D’autre part, il incite les
institutions à la rénovation pédagogique et à la conception de
cursus spécifiques. Il pousse les étudiants, durant leurs parcours
universitaire, à explorer les métiers et à imaginer des projets
accordés à leurs aptitudes et à leurs vœux.
54. Etant donné que l’emploi se
globalise, et que le marché de l’emploi s’élargit, les normes de
formation retenues à l’échelle internationale, doivent être adoptées
et standardisées, en particulier celles des pays les plus
développés, entre autres la dénomination des diplômes, la
diversification des langues d’enseignement, et l’intensification des
stages.
55. Par ailleurs, le partenariat
international s’oriente de plus en plus vers la co-diplômation. Des
accords avec de prestigieuses universités étrangères ont déjà été
signés, pour tirer profit de leurs compétences et favoriser la
mobilité internationale, visant la formation ou l’emploi.