Le savoir,

une ambition pour l’avenir

              

Stratégie de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche

Scientifique et de la Technologie

2010


- Introduction

- Ambitions et défis
-
Ouvrir les horizons et assurer l’égalité des chances
-
Une stratégie consensuelle à  faire connaître
-
Référentiels et indicateurs

1. Favoriser la réussite des étudiants : promotion de tous par le savoir

2. Faire de l’ employabilité des diplômés  la première priorité
Préparer à des métiers changeants et à une économie mondialisée
3. Veiller à la rénovation pédagogique : faire de la pédagogie une industrie  prometteuse

4. Cibler la production scientifique selon les priorités de l’économie et les attentes de la société

5. S’engager dans un partenariat efficient, dans une économie ouverte  et un espace globalisé 6. Assurer la pérennité du financement : davantage d’investissements privés

- Conclusion

Rejoindre les pays les plus avancés


3. Veiller à la rénovation pédagogique :
faire de la pédagogie une industrie prometteuse


L’enseignant reste le moteur de la formation

 

 

 

 

Diversifier les cursus et innover les contenus


Atteindre les normes de l’OCDE en filières courtes

56. L’enseignant reste le moteur de la formation. Car si nous offrons à l’étudiant un enseignement consistant, appliqué et utile, nous lui garantissons une grande chance de réussite, et certainement, plus tard, des possibilités d’emploi.

57. C’est pourquoi, depuis des années, la rénovation pédagogique a été encouragée et dynamisée. Il en va de même de la possibilité de refaire le choix des modules, de la numérisation des cours, de la réforme des méthodes pédagogiques, en fonction des besoins changeants de l’économie.

58. Outre la création de nouveaux cursus, l’intérêt porté aux filières courtes à forte employabilité est de plus en plus fort. Les contenus des cours sont mis à jour, et les outils pédagogiques se modernisent.

59. L’enseignement supérieur tunisien ne tenait pas compte des moyennes habituelles des pays avancés, quant aux diplômes moyens, ou les filières courtes professionnalisantes. Si bien qu’en dépit des efforts fournis, le taux des étudiants de ces filières ne dépasse pas aujourd’hui 21,03%, alors qu’il est de 40% dans les pays de l’OCDE.

Etudiants des filières courtes

Source : Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie, 2003

40% des bacheliers seront orientés vers les filières courtes d’ici 2006

60. Le choix politique actuel est de renforcer ce type de formation. En effet, 31,5% des bacheliers ont été orientés vers les filières courtes en septembre 2002. Ce taux atteindra 40% fin 2006, selon les objectif du Xème Plan de Développement.

Nouveaux inscrits aux filières courtes
Objectifs du 10ème Plan

Source : Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie, 2003.


Des pépinières d’entreprises au sein des technopôles et autour des campus

 

 

 




Diversifier les filières courtes


La nomenclature « cite » : comprendre ce qui se fait ailleurs, et adapter

61. Le ministère adopte d’une manière progressive les normes de l’Union Européenne de cette formation, en l’occurrence quant à la durée de la formation en 6 semestres, entrecoupés de périodes de stages, ou en 5 semestres de formation, auxquels s’ajouterait un stage semestriel.

 

62. Le gouvernement entend implanter des pépinières d’entreprises au sein des technopôles, ainsi qu’autour des Instituts supérieurs d’études technologiques, ou d’autres instituts assurant une formation appliquée similaire, comme les instituts d’arts et métiers, ou d’humanités appliquées.

63. Il y a également un effort de renouvellement des filières courtes, par la création d’environ 270 cursus, afin de subvenir aux besoins concrets de l’économie nationale, ou ceux générés par le marché mondial de l’emploi.

64. Dans cette approche, les filières d’avenir occupent une place de choix. La grille CITE des domaines de formation montre l’ampleur de l’effort que les universités tunisiennes doivent faire les prochaines années.

Répartition des étudiants par domaine de formation
selon la nomenclature « cite » 2002-2003

Source : Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie, 2003.



Mieux orienter les littéraires vers les langues appliquées, les arts et métiers, le multimédia

 

 


Former 62.000 étudiants en informatique d’ici 2010

65. Il importe de mieux orienter surtout les bacheliers littéraires, de manière à conforter les domaines suivants :

- Les langues appliquées, comme l’anglais. Les premiers signes de cette approche commencent à apparaître : le nombre d’étudiants d’anglais passe de 8903 en 1999 à 14.159 en septembre 2002,

- Les arts et métiers : 1300 étudiants en 1997, 7550 en septembre 2002,

- Multimédia, conception de sites web, et autres applications préparant à des métiers nouveaux.

La formation en informatique et télécommunications a réalisé d’importantes performances. Le nombre d’étudiants ne dépassait guère 7500 en 1997. Ce chiffre s’est hissé en septembre 2002 à 23.800 et atteindra 62.000 en 2010.

Formation en informatique et télécommunications (2010)

 

02/03

03/04

04/05

05/06

06/07

07/08

08/09

09/10

10/11

Total

23817

30300

36300

41700

46500

50200

54000

58000

62000

 

 

 

Consolider la formation d’ingénieurs

66. Nos besoins en ingénieurs augmentent de plus en plus. Le système de formation des ingénieurs a été rénové, de manière à décloisonner l’accès à cette formation et à établir des passerelles entre les facultés des sciences et les écoles d’ingénieurs.

Le nombre de diplômés prévu en 2010 sera de 6200 ingénieurs (ils sont actuellement 1460).

Formation des ingénieurs (2010)

 

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

diplômés

1464

1745

2129

2520

3194

3682

4467

5367

6155

 

 


La pédagogie numérique : une nouvelle industrie, et un créneau porteur

 

 






 

 

 

 

 

 

Enseignement non présentiel : 20% des cours d’ici fin 2006 dans toutes les universités

67. Cependant, c’est la numérisation des cours qui semble être le créneau porteur en matière de pédagogie. C’est l’occasion de renouveler le contenu des cours, d’en assurer le fonctionnement interactif et de les faire réécrire par des équipes de professeurs distingués dans des filières d’avenir ou dans des champs transdisciplinaires.

Le même cours s’exprimerait dans plus d’une langue, et son utilité serait étendue à l’ensemble des institutions universitaires du pays, en particulier dans les régions manquant d’enseignants de grades élevés. Il sera donc intéressant de traduire ces cours numériques à la fois pour permettre à l’étudiant de pratiquer plus d’une langue et pour les commercialiser à grande échelle.

68. Le ministère a entamé la numérisation de 285 cours, avec la participation de plus de 1000 enseignants, tout en associant les professeurs au processus de numérisation pour qu’ils acquièrent une nouvelle vision pédagogique.

69. C’est l’université virtuelle qui s’acquitte de la production, en coordination avec les universités, et en assurant le suivi du travail d’environ 12 ateliers de production numérique, implantés au sein des institutions universitaires du pays, dans différents domaines. La première phase de ce processus a porté sur des cours de deux modules (gestion et langue française), dans le cadre de 4 instituts supérieurs d’études technologiques.

Le ministère entend assurer 20% des cours sous forme d’enseignement non présentiel d’ici fin 2006. Dans la même période, qui est celle du 10ème Plan de Développement (2002-2006), l’université virtuelle a programmé la production d’environ 400 cours numériques. Elle sera favorable à la participation du secteur privé à la réalisation de ces projets sous forme de sous-traitance, régie par des cahiers de charges assurant la qualité académique, la relation interactive, et incitant les privés à la production tout en leur garantissant un minimum d’achats publics.


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