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3. Veiller à la rénovation
pédagogique :
faire de la pédagogie une industrie prometteuse
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L’enseignant reste le moteur de la formation
Diversifier les cursus et innover les contenus
Atteindre les normes de l’OCDE en filières courtes
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56. L’enseignant reste le moteur de la
formation. Car si nous offrons à l’étudiant un enseignement
consistant, appliqué et utile, nous lui garantissons une grande
chance de réussite, et certainement, plus tard, des possibilités
d’emploi.
57. C’est pourquoi, depuis des années,
la rénovation pédagogique a été encouragée et dynamisée. Il en va de
même de la possibilité de refaire le choix des modules, de la
numérisation des cours, de la réforme des méthodes pédagogiques, en
fonction des besoins changeants de l’économie.
58. Outre la création de nouveaux
cursus, l’intérêt porté aux filières courtes à forte employabilité
est de plus en plus fort. Les contenus des cours sont mis à jour, et
les outils pédagogiques se modernisent.
59. L’enseignement supérieur tunisien
ne tenait pas compte des moyennes habituelles des pays avancés,
quant aux diplômes moyens, ou les filières courtes
professionnalisantes. Si bien qu’en dépit des efforts fournis, le
taux des étudiants de ces filières ne dépasse pas aujourd’hui
21,03%, alors qu’il est de 40% dans les pays de l’OCDE.
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Etudiants des filières courtes

Source : Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la
Recherche Scientifique et de la Technologie, 2003 |
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40% des bacheliers seront orientés vers les filières courtes
d’ici 2006
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60. Le choix politique actuel est de
renforcer ce type de formation. En effet, 31,5% des bacheliers ont
été orientés vers les filières courtes en septembre 2002. Ce taux
atteindra 40% fin 2006, selon les objectif du Xème Plan
de Développement.
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Nouveaux inscrits aux filières courtes
Objectifs du 10ème Plan

Source : Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche
Scientifique et de la Technologie, 2003.
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Des pépinières d’entreprises au sein des technopôles et autour des
campus
Diversifier les filières courtes
La nomenclature « cite » : comprendre ce qui se fait ailleurs,
et adapter
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61. Le ministère adopte d’une manière
progressive les normes de l’Union Européenne de cette formation, en
l’occurrence quant à la durée de la formation en 6 semestres,
entrecoupés de périodes de stages, ou en 5 semestres de formation,
auxquels s’ajouterait un stage semestriel.
62. Le gouvernement entend implanter
des pépinières d’entreprises au sein des technopôles, ainsi
qu’autour des Instituts supérieurs d’études technologiques, ou
d’autres instituts assurant une formation appliquée similaire, comme
les instituts d’arts et métiers, ou d’humanités appliquées.
63. Il y a également un effort de
renouvellement des filières courtes, par la création d’environ 270
cursus, afin de subvenir aux besoins concrets de l’économie
nationale, ou ceux générés par le marché mondial de l’emploi.
64. Dans cette approche, les filières
d’avenir occupent une place de choix. La grille CITE des domaines de
formation montre l’ampleur de l’effort que les universités
tunisiennes doivent faire les prochaines années.
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Répartition des étudiants par domaine de formation
selon la nomenclature « cite » 2002-2003

Source : Ministère de l’Enseignement
Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie, 2003.
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Mieux orienter les littéraires vers les langues appliquées, les
arts et métiers, le multimédia
Former 62.000 étudiants en informatique d’ici 2010
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65. Il importe de mieux orienter
surtout les bacheliers littéraires, de manière à conforter les
domaines suivants :
- Les langues appliquées, comme
l’anglais. Les premiers signes de cette approche commencent à
apparaître : le nombre d’étudiants d’anglais passe de 8903 en 1999 à
14.159 en septembre 2002,
- Les arts et métiers : 1300 étudiants
en 1997, 7550 en septembre 2002,
- Multimédia, conception de sites web,
et autres applications préparant à des métiers nouveaux.
La formation en informatique et
télécommunications a réalisé d’importantes performances. Le nombre
d’étudiants ne dépassait guère 7500 en 1997. Ce chiffre s’est hissé
en septembre 2002 à 23.800 et atteindra 62.000 en 2010.
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Formation en informatique et
télécommunications (2010)
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02/03 |
03/04 |
04/05 |
05/06 |
06/07 |
07/08 |
08/09 |
09/10 |
10/11 |
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Total |
23817 |
30300 |
36300 |
41700 |
46500 |
50200 |
54000 |
58000 |
62000 |
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Consolider la formation d’ingénieurs
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66. Nos besoins en ingénieurs
augmentent de plus en plus. Le système de formation des ingénieurs a
été rénové, de manière à décloisonner l’accès à cette formation et à
établir des passerelles entre les facultés des sciences et les
écoles d’ingénieurs.
Le nombre de diplômés prévu en 2010
sera de 6200 ingénieurs (ils sont actuellement 1460).
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Formation des ingénieurs (2010)
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2002 |
2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 |
2008 |
2009 |
2010 |
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diplômés |
1464 |
1745 |
2129 |
2520 |
3194 |
3682 |
4467 |
5367 |
6155 |
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La pédagogie numérique : une nouvelle industrie, et un créneau
porteur
Enseignement non présentiel : 20% des cours d’ici fin 2006 dans
toutes les universités
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67. Cependant, c’est la numérisation
des cours qui semble être le créneau porteur en matière de
pédagogie. C’est l’occasion de renouveler le contenu des cours, d’en
assurer le fonctionnement interactif et de les faire réécrire par
des équipes de professeurs distingués dans des filières d’avenir ou
dans des champs transdisciplinaires.
Le même cours s’exprimerait dans plus
d’une langue, et son utilité serait étendue à l’ensemble des
institutions universitaires du pays, en particulier dans les régions
manquant d’enseignants de grades élevés. Il sera donc intéressant de
traduire ces cours numériques à la fois pour permettre à l’étudiant
de pratiquer plus d’une langue et pour les commercialiser à grande
échelle.
68. Le ministère a entamé la
numérisation de 285 cours, avec la participation de plus de 1000
enseignants, tout en associant les professeurs au processus de
numérisation pour qu’ils acquièrent une nouvelle vision pédagogique.
69. C’est l’université virtuelle qui
s’acquitte de la production, en coordination avec les universités,
et en assurant le suivi du travail d’environ 12 ateliers de
production numérique, implantés au sein des institutions
universitaires du pays, dans différents domaines. La première phase
de ce processus a porté sur des cours de deux modules (gestion et
langue française), dans le cadre de 4 instituts supérieurs d’études
technologiques.
Le ministère entend assurer 20% des
cours sous forme d’enseignement non présentiel d’ici fin 2006. Dans
la même période, qui est celle du 10ème Plan de
Développement (2002-2006), l’université virtuelle a programmé la
production d’environ 400 cours numériques. Elle sera favorable à la
participation du secteur privé à la réalisation de ces projets sous
forme de sous-traitance, régie par des cahiers de charges assurant
la qualité académique, la relation interactive, et incitant les
privés à la production tout en leur garantissant un minimum d’achats
publics.
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