92. Le partenariat n’est plus de nos
jours un raffinement de l’université ou du secteur de l’innovation
technologique. Il est devenu une nécessité vitale.
93. Le partenariat avec le milieu
professionnel est la condition d’un enseignement plus efficient,
assurant une meilleure employabilité des diplômés.
94. L’université a des traditions en
matière de partenariat avec les instances professionnelles, comme
l’UTICA , les Chambres de commerce, les Centres techniques, l’Union
des agriculteurs et certaines instances professionnelles privées.
Elle a également des accords avec des établissements dans le domaine
de la recherche appliquée, de la formation continue. Ces liens
gagneraient à être confortés.
95. La présence de représentants de
l’environnement économique dans les Conseils scientifiques ne doit
pas rester une simple formalité, comme elle l’a été dans certains
établissements universitaires et centres de recherche.
Doyens et directeurs d’institutions
universitaires et centres de recherche ont été appelés à inviter ces
représentants aux réunions des Conseils scientifiques, à les
associer aux activités des institutions, en l’occurrence quant à
l’adaptation des programmes au contexte, aux projets de stages et à
l’emploi des diplômés.
96. Dans le même esprit d’ouverture,
l’université veille à associer des compétences non universitaires
pour donner des cours, des conférences, pour l’encadrement des
recherches ou pour le suivi des stages.
C’est ainsi que des compétences variées
ont été associées en 2002 (ingénieurs, experts-comptables, avocats,
et artisans distingués). Les contrats d’experts ont été remaniés et
les rémunérations ont été doublées pour inciter ces compétences à
enseigner à l’université et à encadrer des recherches.
97. Conscient du rôle des associations
scientifiques, le ministère en a fait des partenaires, les incitant
à agir entre autres dans le sens de la vulgarisation de la
connaissance et de la diffusion de la culture scientifique.
A cet effet, un contrat modèle de
partenariat a été établi. L’appui du ministère est dès lors fourni
sur la base de l’engagement des associations à réaliser des
programmes précis proposés au ministère. 60 associations
scientifiques ont signé des accords de partenariat en 2002.
98. La Cité des sciences a été
choisie comme espace privilégié des associations scientifiques, et
l’exercice de leurs principales activités dans le domaine de la
diffusion de la culture scientifique. Des espaces pareils seront
créés dans d’autres régions de la république, comme le « Palais
des sciences » à Monastir.
99. Cependant, le partenariat avec de
prestigieuses universités étrangères sera d’une importance majeure
au cours de la prochaine période, permettant de réaliser l’échange
d’étudiants, et la mobilité de diplômés à la recherche de formation,
ou d’emploi dans une économie de plus en plus mondialisée.
100. De nouveaux modèles d’accords
intergouvernementaux ont été élaborés, tenant compte des objectifs
suivants :
- dynamiser la coopération inter
universitaire, directe et décentralisée : on compte aujourd’hui 187
accords de partenariat avec les universités étrangères, et 390
accords impliquant des institutions universitaires précises,
- prévoir des échanges de professeurs-
visiteurs pour de courtes durées, afin que les universités tirent
profit des meilleures compétences qui ne peuvent quitter leurs lieux
de travail pour une longue période,
- encourager l’organisation de
co-diplômes, et la validation réciproque de certains modules,
- intégrer la recherche scientifique et
l’innovation au partenariat inter universitaire et associer les
entreprises innovantes des deux pays aux projets mixtes
d’innovation. La structure triangulaire du partenariat, surtout dans
le cadre euro- méditerranéen, est recommandée. De même, les
organisations mondiales offrent des opportunités et des appuis dont
il faudrait savoir tirer profit.