Le savoir,

une ambition pour l’avenir

              

Stratégie de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche

Scientifique et de la Technologie

2010


- Introduction

- Ambitions et défis
-
Ouvrir les horizons et assurer l’égalité des chances
-
Une stratégie consensuelle à  faire connaître
-
Référentiels et indicateurs

1. Favoriser la réussite des étudiants : promotion de tous par le savoir

2. Faire de l’ employabilité des diplômés  la première priorité
Préparer à des métiers changeants et à une économie mondialisée
3. Veiller à la rénovation pédagogique : faire de la pédagogie une industrie  prometteuse

4. Cibler la production scientifique selon les priorités de l’économie et les attentes de la société

5. S’engager dans un partenariat efficient, dans une économie ouverte  et un espace globalisé 6. Assurer la pérennité du financement : davantage d’investissements privés

- Conclusion

Rejoindre les pays les plus avancés


6. Assurer la pérennité du financement :
davantage d’investissements privés

 

 

 

Encourager l’investissement privé, notamment dans les oeuvres universitaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 






 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le revenu de l’étudiant ne doit pas être un obstacle à la réussite

 

 



 

 

 

 

Nous voulons des universités privées crédibles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

Partenariat universitaire public-privé

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Les trois avantages de l’université virtuelle :

décongestionner,

apprendre à apprendre,

rénover les contenus et les supports pédagogiques

103. L’investissement dans le savoir est particulièrement coûteux. Durant l’actuel Plan de Développement, la Tunisie a consacré 705 millions de dinars à l’enseignement supérieur, et 100,4 millions de dinars à la recherche et à l’innovation.

104. Les objectifs du 10ème Plan de Développement prévoient l’engagement des privés, appelés à compléter et à soutenir l’Etat dont l’effort reste, au cours de cette période, essentiel. La contribution des universités privées a été estimée, à la fin du Plan, à une capacité de formation de 30.000 étudiants, ce qui représente 7% de l’effectif- étudiant global de 2006.

Par ailleurs, il est prévu que le secteur privé assure une capacité d’hébergement de 39.000 lits d’ici 2006, en réalisant une augmentation de 25.000, ce qui élèvera sa contribution à 38,6% de l’ensemble de l’hébergement universitaire.

105. Le 10ème Plan de Développement a consacré 40 millions de dinars à titre d’incitation au secteur privé, dans les domaines de l’enseignement supérieur et de l’hébergement.

106. D’autre part, d’importantes incitations à la création d’universités privées ont été mises en place dont :

- une prime d’investissement pouvant atteindre 25% du coût du projet,

- la prise en charge par l’Etat de 25% des salaires des enseignants tunisiens permanents pour une période de 10 ans.

107. D’autres incitations visent à encourager la création de foyers universitaires privés, comme l’octroi d’une prime d’investissement pouvant atteindre 25% du coût du projet, ainsi que d’importantes exonérations fiscales. Le Chef de l’Etat a décidé que d’ici 2004 des terrains soient concédés au dinar symbolique dans des régions ayant impérieusement besoin d’hébergement universitaire.

L’hébergement associatif a été renforcé, à des prix raisonnables, afin que l’étudiant ne soit pas privé de son droit à l’université, à cause de l’hébergement. L’Organisation Nationale de l’Education et de la Famille entend conforter ses capacités dans le domaine de l’hébergement associatif.

108. Le revenu de la famille ne doit pas empêcher l’étudiant de poursuivre ses études universitaires, en matière de droits d’inscription, de coûts d’hébergement, de restauration, de transport et de loisirs. C’est l’un des choix fondamentaux de notre pays.

La Tunisie sait pertinemment que ce choix est financièrement lourd. Elle consacre en moyenne 80.000 bourses par an aux étudiants issus de familles dont le revenu ne dépasse par le SMIG, et 45.000 prêts sociaux attribués aux étudiants issus de familles dont le revenu est quatre fois le SMIG.

109. Les universités privées, en 2003, ont eu des difficultés à attirer les nouveaux bacheliers. C’est en effet l’année de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi régissant l’enseignement supérieur privé, de juillet 2001. Cette loi a déterminé les conditions de la réussite des universités privées et de leur essor.

Pour assurer la crédibilité de ces institutions, la loi exige dorénavant le baccalauréat et le respect des normes pédagogiques élémentaires, quant au nombre minimum d’enseignants permanents et les espaces réservés à l’enseignement, aux expériences scientifiques et aux loisirs. Les diplômes de ces institutions seront également soumis à l’équivalence du ministère.

Cette loi a rassuré les investisseurs privés, car à long terme elle améliore le rendement de ces institutions qui ne peuvent attirer davantage de bacheliers tunisiens et étrangers que si elles modifient l’image qu’on se fait d’elles, en agissant efficacement sur la qualité de l’enseignement et des ressources humaines.

110. 12 institutions ont déjà été agréées par le ministère (fin 2002). Elles ont créé de nombreux cursus, dans presque tous les domaines, à l’exception de la médecine, de la chirurgie dentaire, et de la pharmacie, à défaut de structures de stage en nombre suffisant.

Toujours est-il que le nombre d’étudiants reste en-deçà des attentes, et il doit augmenter, en particulier pour les étudiants étrangers.

111. A plusieurs reprises, le ministère a écouté les investisseurs privés pour mieux comprendre leurs difficultés de décollage, et concerter les remèdes appropriés.

Parmi les propositions les plus intéressantes, a été retenue l’idée de déterminer un type intermédiaire de crédit qui ne serait ni strictement social, comme la formule du secteur public, ni excessivement commercial, mais défini dans des conditions raisonnables et apte à faciliter ainsi l’inscription des étudiants dans les universités privées.

Un document sera préparé à ce sujet et proposé dans les meilleurs délais au gouvernement.

112. Le ministère a adopté un régime assez particulier, susceptible de promouvoir réellement le secteur privé, sans réduire la qualité de la formation, ni entamer la crédibilité des diplômes. Il s’agit d’inciter les universités publiques à établir des accords de partenariat avec les universités privées. Ce partenariat peut même être triangulaire, associant des universités étrangères.

Ces accords établissent une coopération dans différents domaines, comme l’échange de professeurs, l’accès aux laboratoires, la validation réciproque de modules d’enseignement, des examens communs, des co-diplômes.

Certains accords ont déjà été signés. Fin 2003, ces accords toucheront toutes les universités privées.

Les universités privées ont signé des accords de partenariat avec des universités étrangères. On compte aujourd’hui 12 partenariats, en particulier dans les mastères spécialisés.

113. L’université virtuelle jouera un rôle important dans la dynamisation du travail des universités privées, en particulier en leur offrant une formation non présentielle, par voie de sous-traitance.

114. L’université virtuelle peut alléger l’effort financier de l’Etat, pour les étudiants qui en sollicitent les services, dans la mesure où ces prestations, entre autres la formation elle-même, seront payantes.

Plus augmente le nombre d’étudiants de l’université virtuelle, plus s’allège l’effort financier, et diminuent, relativement, les besoins en nouveaux espaces et en enseignants.

115. Le nouveau type de crédit peut également alléger l’effort financier public, en incitant les étudiants à s’inscrire aux universités privées, réduisant ainsi les flux étudiants dans le secteur public. Il permettra aux étudiants bénéficiaires de couvrir les frais des œuvres universitaires privées, et de payer les droits d’inscription dans les universités publiques.


Page précédente