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Se rapprocher des indicateurs des pays les plus
développés à l’horizon 2020
La principale richesse de la Tunisie est son
potentiel humain
Des défis de taille, mais aussi des opportunités sans
précédent pour bâtir une économie du savoir
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1. La Tunisie aspire à la convergence
avec les indicateurs de développement et d’innovation des pays les
plus développés, à l’horizon des deux premières décennies de ce
siècle. Elle travaille d’arrache-pied sur tous les plans pour
accélérer ce processus.
2. Cette ambition est l’aboutissement
d’une série de conquêtes. Les importantes performances que notre
pays a réalisées dans plusieurs domaines l’habilitent à se
transcender, pour atteindre des degrés plus élevés de développement.
En effet, la moyenne de croissance a
avoisiné 5% durant les cinq années écoulées, en dépit de quatre ans
de sécheresse, et des crises mondiales ayant eu des impacts sur le
tourisme, l’investissement étranger et l’exportation.
D’autres chiffres méritent d’être
relatés : le revenu individuel annuel supérieur à 3000 dinars.
Ramené à la PPA, il est de 6000 dinars (1 dollar US = 1,250 dinars).
L’espérance de vie est à 73 ans, la pauvreté au-dessous de 4%.
Limité aux personnes âgées, l’analphabétisme ne dépasse plus 24%, et
régressera à 17% fin 2006.
3. La Tunisie n’a pas de meilleure
ressource que son potentiel humain. Elle y a investi depuis
l’indépendance, avec une moyenne annuelle supérieure à 6% du PIB et
au quart du budget de l’Etat.
Aujourd’hui, tout en cueillant les
fruits de cet investissement, elle élabore de nouvelles alternatives
afin d’élargir la population bénéficiaire de l’enseignement, limiter
l’échec et l’abandon, ouvrir les horizons du retour et des
formations continue et complémentaire, faire évoluer les apprenants
de manière à les doter de diplômes supérieurs, et conforter
progressivement l’apprentissage tout au long de la vie.
4. Cependant, les défis sont de taille.
Comment financer ces flux grandissants d’étudiants ? Comment assurer
à nos diplômés des opportunités d’emploi et de création
d’entreprises ? Comment favoriser le climat de l’innovation, attirer
les capitaux, les compétences, et assurer une synergie
universités-industries ?
5. La période cruciale s’étalerait
jusqu’à 2011 en termes de flux entrants d’étudiants, et jusqu’à 2014
pour l’emploi des diplômés. Comme le montre la courbe d’évolution
2030, le point culminant serait atteint en 2011 avec environ 500.000
étudiants, si bien que la décongestion commencerait après cette date
et qu’en 2015, la Tunisie aurait le chiffre de 2008 (450.000
étudiants) et en 2029, le chiffre de 2004, uniquement 330.000.
6. Quant aux diplômés, leur nombre sera
en augmentation, parallèlement aux effectifs-étudiants et atteindra
son maximum en 2014, en plafonnant à 101.211, conséquence de
l’apogée des flux-étudiants entrants de 2011.
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Etudiants et diplômés 2030
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Année |
Nbre
étudiants |
Effectifs additionnels |
Nbre diplômés |
Effectifs additionnels |
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2001 |
226102 |
|
24543 |
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2002 |
262502 |
+36400 |
28565 |
+4022 |
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2003 |
294000 |
+31498 |
35450 |
+6885 |
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2004 |
324000 |
+30000 |
40850 |
+5400 |
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2005 |
354000 |
+30000 |
47700 |
+6850 |
|
2006 |
391000 |
+37000 |
53800 |
+6100 |
|
2007 |
422000 |
+31000 |
60250 |
+6450 |
|
2008 |
452000 |
+30000 |
67260 |
+7010 |
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2009 |
471000 |
+19000 |
75480 |
+8220 |
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2010 |
488980 |
+17980 |
82850 |
+7370 |
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2011 |
492560 |
+3580 |
89970 |
+7120 |
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2012 |
483160 |
-9400 |
96230 |
+6260 |
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2013 |
472820 |
-10340 |
100210 |
+3980 |
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2014 |
462010 |
-10810 |
101000 |
+790 |
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2015 |
449790 |
-12220 |
99610 |
-1390 |
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2016 |
436160 |
-13630 |
97660 |
-1950 |
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2017 |
422060 |
-14100 |
95480 |
-2180 |
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2018 |
407960 |
-14100 |
92940 |
-2540 |
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2019 |
395270 |
-12690 |
89990 |
-2950 |
|
2020 |
383990 |
-11280 |
86860 |
-3130 |
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2021 |
373180 |
-10810 |
83850 |
-3010 |
|
2022 |
363310 |
-9870 |
81100 |
-2750 |
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2023 |
354850 |
-8460 |
78540 |
-2560 |
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2024 |
347330 |
-7520 |
76140 |
-2400 |
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2025 |
342160 |
-5170 |
73850 |
-2290 |
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2026 |
337930 |
-4230 |
71860 |
-1990 |
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2027 |
335110 |
-2820 |
70180 |
-1680 |
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2028 |
333230 |
-1880 |
68890 |
-1290 |
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2029 |
331820 |
-1410 |
67940 |
-950 |
Source : Ministère de l’Enseignement Supérieur, de
la Recherche Scientifique et de la Technologie, 2003.
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7. Néanmoins, ces défis sont, en même
temps, des chances pour la Tunisie pour fonder son économie du
savoir. Elle sera toujours mieux armée en diplômés, préparés pour
les nouveaux métiers et pour une plus grande innovation, avec une
pression de flux d’étudiants et de diplômés de moins en moins
lourde. Car, comme l’indiquent les graphiques ci-dessous, le nombre
de diplômés régressera proportionnellement à la diminution des
effectifs-étudiants. En 2030, Le nombre de diplômés sera de l’ordre
de 67.940, réduit à celui de 2008.
C’est là un acquis considérable pour le
pays et l’économie nouvelle.
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Etudiants et diplômés
2030

Source : Ministère de l’Enseignement
Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Technologie, 2003. |
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Ouvrir les horizons et
assurer l’égalité des chances
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1% du PIB pour la recherche et l’innovation en 2004
Place de la femme à l’université tunisienne
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8. Le principal objectif de la Tunisie
est d’ouvrir aux citoyens les horizons de la formation, de l’emploi,
de l’investissement et de la création d’entreprises. Il s’agit de
créer un milieu favorable, dans un monde qui se libéralise de plus
en plus, et une économie en voie de globalisation.
9. L’histoire de la Tunisie, trois fois
millénaire, montre que les périodes de prospérité de notre pays,
aussi bien à l’époque de Carthage qu’aux dernières phases de l’ère
romaine, à celle des Hafsides, ou à d’autres époques, ont coïncidé
avec l’ouverture des frontières, l’élargissement des marchés, la
maîtrise de l’innovation, ainsi qu’un climat de stabilité et de
convivialité.
10. La Tunisie a su se distinguer par
sa faculté d’assimilation de toutes les civilisations, sa tolérance
ethnique et religieuse depuis les époques les plus reculées, ainsi
que par son engagement permanent en faveur de la modernité, dans un
contexte régional toujours difficile.
Elle est également attachée à l’équité
sociale, au partage des richesses, à l’égalité des chances et à la
promotion de la femme. Elle voue un culte à la science, ouvre les
horizons au progrès social, à la créativité.
11. Les crédits alloués à
l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique sont de
l’ordre de 1,8% du PIB, dont 1,05% consacré à l’enseignement
supérieur, et 0,75% à la recherche scientifique et à l’innovation
technologique.
Cet effort s’est poursuivi depuis les
premières années de l’indépendance, et s’est consolidé au cours des
deux dernières décennies. Un intérêt particulier a été porté à la
recherche scientifique et à son renforcement dans le cadre d’une
nouvelle approche et d’une meilleure articulation de la recherche
scientifique avec les impératifs du développement socio-économique.
Par ailleurs, le concept d’innovation
technologique a pris sa place dans les objectifs stratégiques de
notre pays. Aussi l’effort de l’Etat consacre-t-il de la manière la
plus noble la solidarité des catégories sociales et des générations.
12. La politique éducative qui a
contribué à l’émancipation de la femme, permet aujourd’hui de mieux
l’intégrer à la vie politique et aux espaces économiques. Elle a
également initié d’autres politiques avant-gardistes comme celles du
planning familial ou de la santé.
L’enseignement supérieur illustre ce
processus par un indicateur tout à fait probant : en 2003, 55,11%
des étudiants sont des filles et 38,5% des enseignants
universitaires sont des femmes.
Cette structure est en train de
réaliser un équilibre social évolué, dotant la femme d’une présence
croissante, qui sera doublée dans les années à venir, dans les
affaires, l’administration, comme dans les institutions politiques
et civiles.
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Pourcentage des filles

Source
: Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique
et de la Technologie, 2003. |
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Fonction inclusive de l’université
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13. L’investissement dans
l’enseignement supérieur et dans l’innovation n’est pas seulement le
fondement de la nouvelle économie. La formation et la recherche
scientifique assument des d’importantes responsabilités vis-à-vis de
la société. Elles contribuent au développement personnel du citoyen
pour qu’il ait une vie meilleure et soit un acteur autonome et
responsable, et à la promotion sociale de l’individu quel que soit
le revenu de sa famille. Aussi l’institution éducative est-elle un
signe fort d’équité, un outil de solidarité et d’unité nationale.
L’école qui fait du mérite la norme de la compétition et de la
consécration, constitue un puissant moyen de justice sociale et de
cohésion.
En somme, la formation joue un rôle de
premier plan dans l’inclusion sociale, en prévenant la
discrimination, l’exclusion, et en ancrant les valeurs
républicaines, fondatrices de la société tunisienne, notamment
l’ouverture, le dialogue, la tolérance, la jonction équilibrée entre
la tradition et la modernité.
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Une stratégie consensuelle
à faire connaître |
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14. Cette stratégie n’est pas un fait
nouveau. Ses fondements ont été construits depuis des années, d’une
manière pragmatique et progressive.
15. La vision s’est clairement
cristallisée dans le programme avant-gardiste que le Président Zine
El Abidine Ben Ali a proposé au peuple lors de sa réélection en 1999
et qui a bénéficié d’un large consensus.
16. Ce programme sert non seulement de
source d’inspiration et de référence, mais également d’outil de
coordination, de suivi et d’évaluation.
17. Néanmoins, les mesures
d’application et les nouvelles incitations doivent être largement
médiatisées en vue d’une réalisation efficace et rapide.
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Référentiels et indicateurs |
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Se comparer, pour se positionner et mieux évoluer
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18. La volonté de convergence avec les
pays les plus avancés nous permet d’acquérir un référentiel clair,
de nous positionner et de mesurer l’écart qui nous sépare des pays
les plus avancés en matière de formation et d’innovation. Notre
vision et notre démarche gagnent ainsi en rigueur et en lisibilité.
19. La Tunisie a veillé à réformer son
système statistique afin de faciliter les comparaisons avec les pays
les plus avancés, au sein de l’OCDE et de l’Union Européenne.
20. En matière d’enseignement
supérieur, le ministère a adopté depuis 2001, la grille
internationale CITE des domaines de formation, pour évaluer ses
choix et ses résultats en comparaison avec les systèmes de formation
étrangers. En 2002, elle a adopté les indicateurs du Tableau de bord
européen de l’innovation technologique.
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